
Avant de devenir Terminator, Arnold a été un stratège redoutable du bodybuilding, capable de dominer physiquement ET mentalement ses rivaux. Plus qu’un corps, il a construit un empire, avec une routine brutale, une diète d’animal, et une ambition sans limites.
Vous trouverez des dizaines de vidéo de motivation faites par Arnold lui-même, car son mental d’acier et son envie de réussir l’ont non seulement amené à devenir le bodybuildeur le plus connu et respecté dans le monde, mais également une des plus grandes stars du cinéma d’action et Gouverneur de Californie.
Vous vous en doutez, pour en arriver, il s’est aussi fait beaucoup d’ennemis et de rivaux, avec des histoires que vous n’entendez pas tout le temps, et on va aussi en parler dans cet article, comme une face cachée d’Arnold, amusez-vous bien !
🎁 SURPRISE A LA FIN : Nous vous avons préparé un quizz !
Arnold Alois Schwarzenegger
« The Austrian Oak », bodybuilder de légende devenu acteur et homme politique
- Date de naissance : 30 juillet 1947 (Thal, Autriche)
- Nationalité : Autrichienne, Américaine (depuis 1983)
- Professions : Culturiste, Acteur, Producteur, Politicien
- Taille : 1m88
- Poids compé : 102 kg — Hors-saison : 106-110 kg
- Surnoms : The Austrian Oak, Arnie, Governator, Schwarzy
- Tour de poitrine : 147 cm
- Taille : 86 cm
- Biceps : 55 cm
- Cuisse : 72 cm
- Mollet : 51 cm
- Mr. Olympia : 7 fois (1970–1975, 1980)
- Mr. Universe NABBA : 4 fois (1968–1970, 1970 pro)
- Mr. Europe & Mr. World dans les années 1960
- Acteur : Terminator, Predator, Conan le Barbare, Total Recall
- Politique : Gouverneur de Californie (2003–2011)
- Business : Investisseur, promoteur du fitness
Sommaire
- 1 De Thal à Venice Beach : l’ascension d’un gamin obsédé par la grandeur
- 2 Un corps hors du commun… mais qui avait quelques défauts
- 3 Un entraînement volumineux, brutal, mais réfléchi
- 4 Une diète brute, riche, et sans artifices
- 5 Ce qu’il savait cacher : ses véritables points faibles
- 6 Un palmarès unique dans l’histoire du bodybuilding
- 7 Le côté sombre d’Arnold : manipulateur ou stratège de génie ?
- 8 Du posing à l’écran : Arnold, star mondiale du cinéma
- 9 Une passerelle entre la musculation et le grand public
- 10 L’Arnold quiz !
De Thal à Venice Beach : l’ascension d’un gamin obsédé par la grandeur
Arnold Alois Schwarzenegger naît le 30 juillet 1947 à Thal, un petit village autrichien paumé à côté de Graz. Son père, Gustav, est flic et ancien militaire, autoritaire et austère. À la maison, c’est discipline militaire, pas de chichis, peu d’émotion.
Très jeune, Arnold est fasciné par les héros grecs, les statues et les corps puissants. Ce n’est pas le foot qui l’attire comme ses copains. Lui, il veut des muscles. Beaucoup. Trop.
Il commence la muscu vers 15 ans, d’abord dans des salles pourries, puis à l’armée pendant son service militaire. Il s’entraîne en douce, improvise des haltères avec du matériel de récup.
En 1965, à 18 ans, il gagne Mister Europe Junior, et là, il sait : il ne vivra pas en Autriche. Il vise plus grand. Il veut l’Amérique. C’est également à cette période, juste avant de partir en Amérique qu’il rencontre son partenaire de toujours : Franco Columbu, qui le suivra autant dans ces entrainements, ces compétitions, que sur ces tournages de films.

En 1968, il débarque aux États-Unis, sans parler anglais, avec un accent à couper au couteau… mais avec des bras énormes et une confiance à faire trembler tout le gym. Il bosse avec Joe Weider, mentor et parrain du bodybuilding moderne, qui voit tout de suite le potentiel du jeune Autrichien.
Le reste ? Ce sera une avalanche de victoires, de stratégies, de mind games, de films, de millions. Mais tout commence dans un village paumé, avec un gosse obsédé par l’idée de devenir le plus grand de tous.
Un corps hors du commun… mais qui avait quelques défauts
Arnold avait un physique qui tapait dans l’œil à 10 mètres, même en survêt’ dégueulasse. Largeur d’épaules, poitrine bombée, bras hallucinants… mais ce n’était pas qu’une question d’entraînement.
C’était aussi une morphologie quasi parfaite pour le bodybuilding old school, où notamment les jambes n’étaient pas encore une des parties les plus observées par les juges d’Olympia, ce que vous verrez avec l’arrivée du légendaire Tom Platz.
Il n’était pas “grand” au sens strict — 1,81 m et non 1,88 m comme souvent annoncé — mais sa cage thoracique énorme et ses clavicules larges créaient une illusion de grandeur. Il dominait la scène sans même lever les bras, et quand ils les levaient sur un front double biceps, personne ne pouvait le battre, même Serge Nubrey ou encore Franck Zane.
📊 Anatomie d’Arnold – Vue synthétique
| Zone anatomique | Évaluation (★ = 1 point) | Commentaire |
|---|---|---|
| Pectoraux | ★★★★★ | Bombés naturellement grâce à sa cage, pas juste le développé couché |
| Biceps | ★★★★★ | Sa partie la plus impressionnante, obsessionnelle même |
| Triceps | ★★★☆☆ | Moins proéminents que ses biceps mais solides |
| Épaules | ★★★★★ | Largeur d’épaule + volume = effet “V” maximal |
| Dos | ★★★★☆ | Bon, mais jamais autant mis en valeur que ses bras |
| Abdominaux | ★★☆☆☆ | Faibles visuellement à cause d’un abdomen court |
| Cuisses | ★★☆☆☆ | Fémurs longs + peu de machines → peu développées |
| Mollets | ★★☆☆☆ | Assez plats malgré un bon gabarit global |
| Symétrie générale | ★★★★☆ | Très bonne, mais les jambes tiraient vers le bas |
🧠 Ce que Jamo Nessar en dit (et il a raison)
Ce ne sont pas les exos qui ont fait ses pecs. C’est sa cage thoracique énorme.
Il avait un abdomen court, donc des abdos très peu visibles. Mais il savait les cacher dans ses poses.

On voit ici que la force d’Arnold, ce n’était pas de tout avoir parfait. C’était de savoir poser, masquer ses points faibles, et magnifier ses points forts. Il était intelligent, méthodique, chirurgical dans sa façon d’apparaître sur scène.
Ses jambes ? Peu développées pour un Mr. Olympia. Mais comme il le disait lui-même : “On ne juge pas le champion sur ses mollets. On le juge sur l’ensemble.”
Les mensurations légendaires d’Arnold Schwarzenegger
Derrière le mythe, il y a des chiffres. Arnold Schwarzenegger ne s’est pas contenté d’un physique esthétique : il affichait des mensurations impressionnantes, résultats de son entraînement rigoureux et de sa génétique hors normes.
| Partie du corps | Mensuration approximative |
|---|---|
| Taille d’arnold | 1m88 (controversé) |
| Poids de compétition | 102 kg |
| Poids hors-saison | 106 à 110 kg |
| Tour de poitrine | 147 cm |
| Tour de taille | 86 cm |
| Tour de bras (biceps) | 55 cm |
| Tour de cuisse | 72 cm |
| Tour de mollet | 51 cm |
Ces chiffres font encore aujourd’hui référence dans le monde du culturisme, et sont souvent utilisés comme standard par les athlètes de la catégorie Classic Physique.
Un entraînement volumineux, brutal, mais réfléchi
Arnold n’avait ni les machines modernes, ni les gadgets numériques, mais il compensait avec un volume d’entraînement hors norme et une intelligence musculaire peu commune.
Son approche était fondée sur les exercices de base, la fréquence élevée et la recherche de sensation. Il n’y avait pas de place pour l’approximation : il savait exactement pourquoi il s’entraînait, et comment.
📅 Sa routine hebdomadaire typique
| Jour | Groupes ciblés | Exercices phares |
|---|---|---|
| Lundi | Pectoraux / Exercice Dos | Développé couché, écartés, tractions, rowing |
| Mardi | Jambes | Squat, fentes, leg curl, mollets |
| Mercredi | Bras / Épaules | Curl barre, dips, développé militaire |
| Jeudi | Repos actif | Marche rapide, posing, stretching |
| Vendredi | Pectoraux / Dos (var.) | Développé incliné, pullover, rowing Yates |
| Samedi | Jambes | Squat avant, extensions, mollets |
| Dimanche | Bras / Épaules haltère (var.) | Curl concentration, extensions triceps, élévations |
🧠 Deux séances par jour étaient fréquentes en pré-compétition, avec une attention particulière portée au posing.
🔑 Les principes d’entraînement d’Arnold
- Volume élevé : jusqu’à 20 séries par muscle, plusieurs fois par semaine
- Fréquence maximale : il travaillait chaque groupe musculaire deux fois par semaine, parfois plus
- Supersets ciblés : très utilisés pour les antagonistes (pectoraux/dos, biceps/triceps)
- Sensation musculaire : l’objectif était la congestion maximale, à chaque séance
- Posing intégré : il considérait le posing comme un exercice à part entière
- Adaptation constante : Arnold ajustait ses entraînements au jour le jour selon son ressenti
⚠️ Aujourd’hui, ce type de routine serait… inapplicable pour la majorité
Le système d’Arnold ne reposait ni sur le confort, ni sur les machines high-tech. Il n’utilisait que des barres, des haltères, des poids libres et son mental.
Aujourd’hui, les salles sont saturées de machines convergentes et de protocoles ultra spécialisés. Le corps souffre moins, mais il progresse moins aussi.
Les machines ont remplacé l’inconfort. Mais l’inconfort, c’est là que tout commence. Arnold

Une diète brute, riche, et sans artifices
À l’époque d’Arnold, il n’y avait ni isolate native de pois bio, ni shaker “clean label”. La nutrition sportive était encore balbutiante, mais cela fonctionnait. Arnold, lui, mangeait comme un athlète de force : des aliments simples, riches en calories, et surtout en protéines animales.
Ses compléments ? De la poudre de lait et d’œuf, vendue par Joe Weider. Rien de plus.
🍽️ Exemple d’une journée hors-saison (prise de masse)
| Moment | Repas / Collation |
|---|---|
| Matin : repas 1 | 3 œufs, 150g de flocon avoine, 1 verre de lait |
| Collation matin | Une pomme, une poignée de noix, un verre de lait |
| Déjeuner : repas 2 | Sandwich au poulet, salade, verre de lait |
| Collation après-midi | 3 tranches de fromage, une banane, verre de lait |
| Dîner : repas 3 | 200 g de viande rouge, patate douce, salade |
| Post-training | 25 g de protéines de lait + 25 g d’œuf en poudre, dans 300 ml de lait entier |
Ce modèle alimentaire privilégiait :
- Des sources protéiques solides : viande, œufs, lait
- Une densité calorique élevée
- Un minimum de transformation
🔄 En sèche : moins de glucides, aucun laitage
Lorsqu’il préparait une compétition, Arnold retirait les produits laitiers (source de rétention d’eau possible) et baissait fortement les glucides. Sa sèche reposait sur :
- Viandes rouges maigres
- Oeufs entiers
- Légumes fibreux
- Glucides réduits, surtout en fin de journée
- Zéro cardio au départ, seulement intégré à la marge vers la fin des années 70
🧠 Ce qu’il faut en retenir
- La diète était simple mais maîtrisée
- Peu ou pas de compléments → tout reposait sur les fondamentaux
- L’accent était mis sur la constance, pas sur la précision calorique millimétrée
- La sèche se faisait principalement via l’entraînement et la réduction glucidique, pas via 1h de vélo le matin
Ce qu’il savait cacher : ses véritables points faibles
Arnold n’avait pas un physique parfait. Et contrairement à l’image iconique qu’on retient de lui, certains de ses groupes musculaires étaient clairement en retard.

Ce qui fait sa force, c’est justement sa capacité à les compenser intelligemment : par le posing, le cadrage, ou la mise en valeur de ses atouts.
⚖️ Analyse par groupe musculaire
- Cuisses
- Ses fémurs étaient longs, ce qui rallongeait visuellement la cuisse (effet moins compact, moins massif).
- Pas de presse à cuisses à l’époque → il ne s’entraînait qu’au squat libre, pas optimal pour sa morphologie.
- Il posait rarement de profil complet jambes tendues. Il préférait camoufler la ligne des jambes dans les poses.
- Abdominaux
- Abdomen court → peu d’espace pour des abdos visibles et réguliers.
- Il compensait en contractant fort et en jouant sur l’angle de présentation pour minimiser cette faiblesse.
- Dos
- Solide, mais sans la densité qu’auront plus tard Dorian Yates ou Ronnie Coleman ou encore le légendaire Lee Haney
- Sur les poses arrière, ses bras et épaules prenaient souvent le dessus visuellement.
- Il travaillait le dos en superset avec les pectoraux, mais ce n’était pas son groupe le plus travaillé.
🧠 Une leçon de stratégie physique
Arnold ne s’est jamais reposé sur ses points forts. Il a appris à mettre en scène son physique, à jouer avec les lumières, les postures, l’angle du regard du jury. Son posing n’était pas juste esthétique, c’était une arme tactique.
Ce qu’un juge ne voit pas… n’existe pas.
Vous verrez sur les autres articles et dans les chapitres suivants que cette citation prend tout son sens…
Un palmarès unique dans l’histoire du bodybuilding
Arnold n’a pas simplement marqué le bodybuilding : il l’a redéfini. Son palmarès est à la fois impressionnant en chiffres et historique en impact.
🏆 Palmarès de compétition
| Année | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| 1965 | Mr. Europe Junior | 1er |
| 1966 | Mr. Europe | 1er |
| 1967 | NABBA Mr. Universe (amateur) | 1er |
| 1968 | NABBA Mr. Universe (pro) | 1er |
| 1968 | IFBB Mr. International | 1er |
| 1969 | IFBB Mr. Universe | 2e (battu par Sergio Oliva) |
| 1969 | NABBA Mr. Universe (pro) | 1er |
| 1969 | IFBB Mr. Olympia | 2e (battu par Oliva) |
| 1970–1975 | Mr. Olympia | 6 titres consécutifs |
| 1980 | Mr. Olympia (retour surprise) | 7e titre |
🎖️ Distinctions hors-compétition
- 7 titres Mr. Olympia (un record à l’époque), seulement battu par Haney et Ronnie Coleman
- 4 titres NABBA Mr. Universe
- Introduction au IFBB Hall of Fame
- Récompensé par la Grand Decoration of Honour en Autriche (1993)
- Commandeur de la Légion d’Honneur (France, 2017)
💬 Ce que vous devez retenir !
- Il est le plus jeune vainqueur du Mr. Universe pro (à 20 ans)
- Il est resté invaincu à l’Olympia de 1970 à 1980, avec un retour controversé en 1980 après 5 ans de retraite
- Il a été le premier bodybuilder à faire le pont entre sport, cinéma et politique, ouvrant la voie à des générations entières d’athlètes

Le côté sombre d’Arnold : manipulateur ou stratège de génie ?
Derrière le sourire hollywoodien et les poses iconiques, Arnold Schwarzenegger a aussi été un compétiteur impitoyable. Il ne s’est jamais contenté de sculpter son corps : il a aussi su sculpter sa légende, parfois au détriment des autres.
Certaines figures majeures du bodybuilding, comme Mike Mentzer, Serge Nubret ou Tom Platz, ont été directement affectées par ses manœuvres, à des moments clés de leur carrière. Était-ce de la manipulation ? De la stratégie ? Ou simplement une volonté absolue de ne jamais laisser la victoire à un autre ?
Mike Mentzer : L’Olympia 1980, la fracture
L’Olympia 1980 reste l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire du bodybuilding. Mike Mentzer, brillant athlète et inventeur de la méthode « Heavy duty », à la ligne compacte, sec et visuellement irréprochable, fait figure de favori.
Mais Arnold, officiellement à la retraite, revient à la dernière minute, sans préparation apparente. En coulisses, Mentzer raconte qu’Arnold sème la confusion, influence les juges, dévalorise subtilement ses rivaux et impose sa présence comme s’il n’était jamais parti.
Résultat : Arnold l’emporte avec une ligne et forme bien moins bonne que Mentzer, qui était plus complet. Mentzer, écœuré, quitte définitivement le circuit professionnel. Il rentrera en guerre avec l’IFBB et sera écarté à jamais de cette ligue.
Ce que Mentzer reprochait à Arnold :
- D’être revenu sans mérite sportif réel
- D’avoir manipulé l’ambiance et l’attention des médias
- D’avoir eu une influence décisive sur les juges par sa seule réputation
Franco Columbu & Serge Nubret : Frères d’armes ou rivaux gênants ?
Avec Franco Columbu, Arnold entretenait une amitié sincère… mais aussi une rivalité masquée. Franco, bien que proche, était souvent relégué dans l’ombre. Arnold plaisantait publiquement sur sa taille, le qualifiant de “mini Mr Olympia”, même après ses victoires.
Serge Nubret, quant à lui, représentait une autre menace : esthétique pure, ligne parfaite, définition chirurgicale. Pourtant, jamais il ne battra Arnold, malgré plusieurs physiques jugés supérieurs.
Il faut aussi savoir que Serge était un acteur connu, notamment des Péplums du même style que Conan le Barbare.
C’était un vrai rival de Arnold, qui d’ailleurs n’apparaitra pas dans Pumpin Iron, pour la simple et bonne raison que les royalties offert à Nubret étaient minables. Serge a donc refusé d’apparaitre dans Pumping Iron
Tom Platz : Le géant aux jambes étouffées
Tom Platz, connu pour avoir les meilleures jambes de l’histoire du bodybuilding, était perçu comme une anomalie visuelle à l’époque. Mais dans les années 80, alors qu’il atteint un niveau exceptionnel, il perd face à Franco Columbu, notamment après qu’Arnold est influencé les juges.
Tom Platz avait fait l’erreur de dire à Arnold qu’il s’était déchiré un biceps avant la compétition, Arnold en a parlé aux juges, ce qui a permit à Franco de terminer premier, Chris Dickerson deuxième et seulement la troisième place pour Tom Platz.
Ecoutez et activez les sous titre sur le petit short YouTube que je mets juste après.
Cette face plus obscure d’Arnold ne retire rien à son palmarès, mais elle rappelle qu’il a aussi été un maître du contrôle, aussi bien sur scène qu’en dehors.
Il ne se contentait pas d’avoir un meilleur corps. Il neutralisait les menaces avant même qu’elles ne posent un pied sur scène. Terminons cet article par la petite partie cinéma, avant de passer à notre quizz final !
Du posing à l’écran : Arnold, star mondiale du cinéma
Après avoir dominé la scène Olympia, Arnold n’allait pas s’arrêter là. Ce n’était pas dans sa nature. Sa nouvelle obsession ? Conquérir Hollywood, et devenir une figure aussi imposante sur grand écran qu’il ne l’était en short de posing. Et il y est parvenu, en redéfinissant à lui seul le physique de l’acteur d’action.
Des débuts maladroits… à la percée spectaculaire
En 1969, il décroche un premier rôle dans Hercule à New York. Son accent est tellement marqué qu’on lui double la voix. Il est alors crédité sous le pseudonyme “Arnold Strong”. Le film est un échec, mais Arnold comprend l’essentiel : il doit travailler sa diction, son image, sa gestuelle.
Il ne tarde pas à revenir plus fort, et en 1982, c’est la révélation : Conan le Barbare, un rôle muet ou presque, taillé pour sa silhouette.
Terminator, l’icône
En 1984, Terminator de James Cameron scelle son entrée dans la légende. Il n’a que 17 lignes de dialogue, mais sa présence physique suffit à installer le personnage.
“I’ll be back.” Une phrase devenue culte, répétée dans des dizaines de langues.

Une filmographie imposante, comme son physique
Il enchaîne ensuite les blockbusters :
- Predator (1987)
- Commando, Total Recall, Last Action Hero, True Lies
- Et bien sûr, Terminator 2 (1991), son plus gros succès commercial
Mais Arnold ne se contente pas des rôles de brute :
- Il tente la comédie avec Jumeaux (1988), Un flic à la maternelle (1990)
- Il joue aussi son propre mythe dans The Last Action Hero
Une passerelle entre la musculation et le grand public
Ce passage à Hollywood ne profite pas qu’à lui. Arnold démocratise la musculation dans le monde entier : Il rend le culturisme visible, accessible, cool.
Il devient une figure de motivation pour des millions de jeunes qui découvrent la salle… en regardant Terminator.
Plus qu’un acteur, Arnold Schwarzenegger est un entrepreneur de son image avec une fortune colossale. Il n’a jamais joué la carte de la simplicité. Il a toujours construit, calibré, anticipé.
À Hollywood comme sur scène, il a su s’adapter aux tendances, capter l’attention et la conserver et surtout, transformer son nom en marque mondiale.

